24
fév
2010

par Thomas

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mon Moleskine à moi !

Hej !

Il suffit parfois d’un rien pour « faire sa journée ». J’ai découvert ce matin l’existence du service myMoleskine et en adepte de leurs carnets, j’ai perçu comme un rayon de soleil dans cette nouvelle journée de travail intense.

Car, oui, à l’évidence, j’ai des contradictions. Designer numérique, je suis un grand utilisateur du papier et des dispositifs non interactif. J’essaie d’utiliser le meilleur des différents mondes. J’utilise iCal que je synchronise dans le « nuage » avec un google agenda pro. Mais je continue de noter les éléments les plus importants dans mon épais agenda Moleskine rouge. Si je ne suis pas toujours très assidu à sa tenue, je me dis que ceux-ci pourront peut-être traverser les âges et que je pourrais avoir plaisir à m’y replonger dans quelques années. Je pourrais y retrouver la croissance de Zenhysteria, depuis les premières ébauches jusqu’à …, je ne sais quoi. J’y redécouvrirai celles et ceux qui ont croisés ma vie, un temps ou plus longtemps.

Le numérique pourra-t-il vraiment m’offrir cela. Quel pérennité pour ses services ? Que saura-t-on ne nous si toutes les données de tous ces nuages s’évaporent par faute ne n’avoir pas été rendu tangible un jour ? Et finalement, cela ne serait-il pas une protection, à posteriori, de la vie privée ? Des enfants fouinant dans des cartons d’un grenier pouvaient tomber par hasard sur des carnets tenus pas les anciens et découvrir leurs – vraies – vie. Les enfants du numérique pourront-ils accéder à l’équivalent numérique de ces carnets. Les nuages de données, parfois constitués sans le moindre accord, traverseront-ils les temps ? Seront-ils mis à jour pour être toujours exploitables ? On tient des blogs, raconte tout et ou presque, mais pendant combien de temps pourrons nous accéder à ces informations.

Finalement, cette utilisation de l’information est peut-être un miroir de notre époque. On surpublie tout et n’importe quoi ; on gesticule dans le vide ; le moderne écrase l’archaïque vieux de quelques mois ; c’est rapide et vertigineux. Et que reste-t-il si l’on débranche la prise ?

En attendant, je vais conserver mon tas de carnets pour tout et rien. Et qui sait, peut-être ferais-je un système pour générer des feuilles msk à découper avec de vraies paires de ciseaux et à coller avec de la colle à l’amande en faisant de vraies traces avec mes vrais doigts.

www.moleskine.com

via designboom

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