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12 août 2009 par Thomas dans advertising laisser un commentaire |
Far Foods par James Reynolds | 5 tonnes de carbone de fruits et légumes par jourSalut les gens ! Je pose souvent ici la question de la responsabilité du design et du designer vis à vis de ses actes et de ses créations. En tant que designer, j’entends être un acteur engagé. Et de même, si je parviens un jour à pouvoir être photographe, j’espère pouvoir être aussi un observateur engagé. Avons-nous conscience de ce que nous faisons ? Voici la question que je me pose constamment. James Reynolds semble se poser la même question, et avec brio ! Ce jeune designer anglais a conçu un détournement de publicité pour une célèbre chaîne britannique de supermarché. On trouve des splendides fruits et légumes arrivés par avion, sûrement payés à très bas coût localement. Manger des fruits et des légumes est excellent pour la santé. On ne cesse de la répéter. Mais manger des fruits venant du bout du monde n’est pas très bon pour la planète. N’y a-t-il pas moyen plus rationnel et sobre de trouver des pommes et des poires sous nos latitudes ? C’est finalement la même problématique pour le design : n’y a-t-il pas moyen plus sobre, épuré et esthétique de remplir les mêmes fonctions ? www.jwgreynolds.co.ukvia lovely package
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10 août 2009 par Thomas dans advertising, street art laisser un commentaire |
Bubble Project : la réappropriation de l’espace publicJee Li est un designer originaire de Seoul installé à New York. Sa biographie est imposante et il est notamment creative director du Google Creative Lab de New-York. Ce coup-ci, je ne me trompe pas en lui attribuant la parternité d’un projet un peu barré : Bubble Project. C’est un projet assez simple. Il est proposé de coller des bulles sur les affiches et panneaux publicitaires envahissant nos espaces publics. Le manifeste lié au projet précise bien sa dimension militante. Nous subissons une sorte d’agression publicitaire permanente mais n’avons pas officiellement de moyens de contre-attaquer. Les casseurs de pub et autres militants adbusters savent les risques liés à ces actions. Le projet décline d’ailleurs toutes responsabilités et toute incitation à la dégradation de bien public. Notons qu’il ne veut pas ouvrir un conflit, mais juste « transformer un monologue en dialogue ». C’est déjà porter l’espoir que les personnes puissent au moins avoir leur mot à dire et répondre aux publicitaires. C’est d’ailleurs là le point central. Le fait d’abîmer une affiche de pub est envisagée comme une dégradation de l’espace public. Mais l’envahissement par la publicité n’est elle pas une vraie et massive dégradation de l’espace public ? N’a-t-on pas cédé aux lobbies entre leur attribuant un caractère normatif de la constitution d’une espace de vie commune ? Et se pose alors la vraie question : avons nous bien conscience de ce que nous faisons ? La question se pose évidemment précisément à nous autres designers : quel rôle social voulons nous pour nos métiers et nos conceptions ? Nous posons nous réellement la question ? [ajout du 5 octobre 2009] www.thebubbleproject.com
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10 août 2009 par Thomas dans advertising, street art mots clés : Adbusting laisser un commentaire |
Photoshop Adbusting in BerlinKonnichi wa sweet fellows ! Je vous assure qu’avec quelques heures de retouches sur des photos de moi aussi, on pourrait croire que j’ai les yeux grands ouverts et que je n’ai nullement besoin de vacances. Photoshop a cela de génial, pour peu que l’on sache l’utiliser, qu’il permet de transcender une réalité vécue en une réalité fantasmée. Cette volonté m’a d’ailleurs toujours choqué. Si je rééquilibre souvent, voire pousse beaucoup, mes photos, je ne supporte mal que l’on cherche à mentir et à masquer la réalité. Certes, j’ai une affinité particulière pour le photojournalisme, mais la photo de mode esthétisante peut ne pas être mensongère. Certains blogs de design présents dans mon aggrégateur de flux semblent d’ailleurs confondre très souvent design et esthétique. Et des billets sur des scéances photos de mannequins se retrouvent à foison au milieu des concepts de produits, des interfaces ou des oeuvres de plasticiens. Je ne cache pas que cela m’énerve assez. C’est donc aussi un peu pour eux que je publie ici des photos prises dans le métro berlinois. Il s’agit d’une action d’adbusting assez ancienne (qui doit remonter à fin 2008). Ces actions se rapprochent vraiment du street-art et ont une dimension militante et citoyenne tellement rafraîchissante et salutaire par ces temps. A force de trouver normal de modifier la réalité pour plaire, on finit par gommer les bourrelets des puissants sans que cela interpelle… via ekosystem |
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07 août 2009 par Thomas dans advertising, identité laisser un commentaire |
Coca vs Pepsi – 2Mea Culpa. Oui, je n’ai pas vérifié mes sources et ce n’est pas bien. Je vous avais parlé des évolutions repectives des logos de Coca Cola et Pepsi Cola en m’appuyant sur une image en circulation. Et bien figurez vous qu’elle n’était pas tout à fait juste. Alors, certes, Coca n’a connu qu’une période new-edge où elle a exploré d’autres horizons avant de revenir dans le droit chemin avec Coca Cola Classic. L’habillage à un peu changé mais la typographie et la couleur sont restées immuables depuis le tout début du XXème siècle. On ne peut toujours pas en dire de même pour Pepsi dont les évolutions du logo montrent la volonté d’exister face à Coca, d’abord en imitant, puis en se démarquant sans jamais y arriver. Je répète souvent à mes clients qu’il ne fait jamais se référer à ses adversaires car on fait ainsi d’eux une référence normative. A la fin, les destinataires de la communication finissent toujours par retourner vers la norme, gage de sécurité. Nous en avons une démonstration criante.
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07 août 2009 par Thomas dans advertising mots clés : publicité laisser un commentaire |
Johnnie Walker – Keep Walking – itinéraire d’un ambitieuxYeah ! Je fais régulièrement une observation quant aux ambitions. Ceux qui en nourrissent ont toujours tendance à les formuler publiquement. Sinon, on ne penserait pas forcément naturellement à eux. C’est qu’il y a parfois un gouffre entre ambition et réalité objective. Alors, il faut forcer le destin. C’est parfois grotesque, parfois laborieux. Parfois cela marche. Johnnie Walker fait partie de ces marques tentant de forcer le destin pour s’imposer comme une référence mondiale. C’est déjà un peu le cas. Leur dernière campagne de pub signée BBH Londres est assez symptomatique. On y voit clairement détaillé l’itinéraire d’un ambitieux près à tout pour un succès commercial massif. Il travaille dès le plus jeune âge, se lève tôt, conquiert le monde. On se croirait dans l’imaginaire fantasmé des néo-conservateurs et ultra-libéraux. Bizarre. C’est peut-être pour cela que je préfère d’autre petite marque de whisky écossais beaucoup plus subtiles et fines. Sait-on jamais. Et comme souvent en politique, ils ont même cherché à récupérer des éléments du camp d’en face. Dans cette hagiographie auto-financée, il est même expliqué que leur baseline – Keep Walking – a été la source d’inspiration de révolution démocratique…. Peut-être qu’il faut un peu se détendre et revenir sur terre. Non ? Ca va devenir grotesque sinon. Je ne sais vraiment pas à qui est destiné cette publicité. Je ne sais pas si l’on a pas cherché à flatter l’égo du top-management plus qu’à séduire les clients actuels et futurs. Au delà de la réalisation plutôt plaisante du spot, je me demande si cette campagne ne serait pas un ratage à très cher. |
















