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06 mai 2010 par Thomas dans advertising, guerilla laisser un commentaire |
De la moutarde au nez
Certains ne doutent vraiment de rien. Maille a lancé au Canada un jeu concours consistant à proposer des visuels pour la future campagne d’affichage de la marque. Mais attention, ce jeu concours est non vénal et totalement désintéressé. Enfin, surtout du côte des participants (par ailleurs plutôt doués). Car oui, ami-e lecteur, toi aussi peux travailler pour encore mieux que de l’argent, tu peux offrir gracieusement ton travail aux dieux du bénéfice net comptable et obtenir en échange la gloire éternelle sur au moins plein de générations (* offre soumise à conditions). La GLOOOOAAAAARRRREE !!! aaaaaaaaaaaahhh !! Oui, tu peux toujours donner plus aux agences de pub et au capital. Sonnez le kyrie eleison, les angelots virevoltent et des pompoms girls siliconnes frétillent en chantant : « Donnez-moi un coeur, donnez-moi un foie, donnez-moi vos poumons yoouuuu !!! » … On croit rêver. Je ne sais pas à qui, de Maille ou de l’agence de pubards, on doit attributer la paternité de cette crétinerie crasse. Sans rire, ils annoncent, ventres rentrés et poumons gonflés, que le grand prix serait de 10 000 $ canadiens (7500€) – là, ça en jette – mais juste pour payer les impressions et le collage sauvage de l’affiche retenu. A la louche, ça doit faire quelques petits milliers d’affiches et deux ou trois stagiaires payés en tickets resto pour les coller sur les panneaux de chantiers. Si le principe du guerilla marketing est de réaliser des actions de communication coup de poing très impactantes et à faible coût, il ne s’agit pas non plus de prendre les gens pour des imbéciles. Le street marketing se développe car il permet de s’affranchir de toute la lourdeur et la superficialité de la pub pour se concentrer sur une relation de proximité et interactive avec une population très ciblée, restreinte, et réactive. Au lieu de cela, ils ont conçu un dispositif encore plus méprisant et distant que la publicité classique traditionnelle. C’est affligeant. Une participante, Sophie Roy, a suggéré le visuel ci-dessus … fort à propos … je vous laisse apprécier …. www.inspirationmaille.ca |
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26 oct 2009 par Thomas dans affiche, guerilla laisser un commentaire |
La guérilla de la Fondation Abbé Pierre récompenséeHey !! Les dix derniers jours ont été d’une particulière intensité. J’ai passé mon temps à répondre à des offres et à des déplacements très enrichissants. Du coup, j’ai – un temps – laissé le blog de côté. Pour ce retour, je vous présente un projet me tenant à coeur puisqu’il s’agit d’une communication citoyenne engagée et d’une action guérilla. Il s’agit d’une campagne conçue par BDDP & Fils pour la Fondation Abbé Pierre et Nicolas Bordas nous apprend qu’elle a obtenu le prix de la meilleure campagne d’affichage de l’année. Je vous laisse apprécier le caractère particulièrement impactant de cette campagne. Malheureusement, celle-ci, comme bien d’autres, se heurtent à un obstacle de taille : la cécité sociale et humaniste croissante du public. On trouve le fait dénoncé choquant, révoltant, et l’on rentre tranquillement à la maison, au chaud, au calme et on ne fera rien sinon oublier très vite. Que peuvent faire les designers face à cela ?
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25 sept 2009 par Thomas dans guerilla, street art, vidéos laisser un commentaire |
Beamvertising Guerrilla Projections¡Ola! Aujourd’hui, je vous propose une petite action de guérilla pour commencer la journée. Cette fois, c’est une action particulièrement hors-norme puisqu’il s’agit d’un happening non intruisif entre street-art et art contemporain. Bon, on est quand même dans un cadre commercial puisque c’est Puma qui régale. Alors je trouve cela vraiment intéressant. Je me demande juste si cette mise en lumière peut réellement impacter commercialement. Le public pourra sûrement être interpelé et séduit par cet improbable projection mobile dans les rues. Mais aura-t-il le temps de comprendre qu’il s’agit d’une action publicitaire pour un équipementier sportif. Evidemment, il restera une vidéo qui va buzzer et se retrouver sur des blogs, comme le mien … http://vimeo.com/6388409 |
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14 sept 2009 par Thomas dans guerilla, street art mots clés : Ikea Un commentaire laisser un commentaire |
Kill Billy : détournement à la hache pour IkeaHey ! On va dire que c’est bon et que tout est reparti à fond. Hein ? En tout cas me voici de retour dans mon joli bureau/studio tout blanc avec mes tapis, mes peintures et une montagne de livres en double-file sur mes étagères. Et tout ça, c’est sur du bois suédois. Enfin, un design suédois avec du bois aggloméré en Chine plutôt. Ah Ikea ! Que ne ferait-on sans toi ? Humm … Voici encore un détournement de la communication d’IKEA pour protester des effets de l’ouverture d’un nouvel IKEA à Hambourg, enfin, si j’ai bien compris. Je me considère comme un designer militant dans le sens ou j’envisage mon travail et mes créations comme de potentiels outils de transformation de la société. Evidemment, je reste modeste et lucide mais je ne cherche pas uniquement la maximisation du profit au mépris des conséquences. Alors, la démarche de guérilla à l’encontre d’IKEA ne me laisse pas insensible même si je pense que les politiques de certains gouvernements pourraient aussi faire l’objet d’actions similaires. Et cela pourrait être plus utile au final ? Qu’en pensez-vous ?
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09 sept 2009 par Thomas dans guerilla, street art laisser un commentaire |
Cedric Bernadotte : la guérilla tapéographiqueGrosse grosse journée ! Avant de partir courir un peu (la piscine était fermée, vous devez adorer ma vie sportive), je voulais vous parler d’une découverte faite via l’incontournable site allemand Rebel Art. Il s’agit du travail d’un artiste et designer français Cedric Bernadotte. Encore une fois, il s’agit d’un formidable travail de fin d’études. Il s’agit d’une invasion de scotch en pleine ville et du détournement de l’espace urbain pour créer un nouvelle espace d’interactions éphémères. Si vous parcourez les photos de son Flickr, vous verez le nombre de passants amusés qui se saisissent naturellement du nouvel espace. Je n’aurais jamais cru cela possible dans une ville comme Toulon. Je dois me faire des idées. Il me semble que cette installation amène au moins deux constatations. D’une, on peut faire beaucoup avec peu. Les matériaux utilisés sont simples et sobres. D’autre part, il semble tenter de transformer un espace public un rien morne en véritable lieu à vivre et à jouer. C’est une autre formulation des éternelles questions du street art : à qui et à quoi servent les espaces publiques ? Doit on les concevoir en faisant tout pour qu’ils ne soient pas utilisés pour ne pas troubler l’ordre public ? Est-ce un vrai lieu de vie où l’on peut bien s’y sentir ? Allez, je me lance : aimerez vous voir ce genre d’installations éphémères surgir dans votre ville ? cedricbernadotte.free.fr
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