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10 juin 2010 par Thomas dans enseignement, vie du studio laisser un commentaire |
du délicat exercice de l’enseignement des arts appliqués
Suite à une proposition tardive d’un confrère et enseignant, je me suis rendu avec Gilles, co-pilote des *designers interactifs* sur lyon dans un lycée d’Isère pour être membres d’un jury de BTS en communication visuelle. Dingue. Si je prenais un arbre généalogique, je ne serais pas étonné outre mesure tant il pourrait ressembler à un meeting du SNES (sans carte, ou presque … personne n’est parfait). Nous voilà donc de retour dans un lycée en tout point conforme à celui que j’ai laissé au siècle dernier. Et voici une succession de bâtiments plus fatigués par l’absence de ressources que par des élèves trublions avec une salle déguisée en salle de profs, une secrétaire cherchant à faire des litres de café avec une cafetière à bout de nerf, des jurés ayant traversés la France pour se tordre le cerveau pour fixer une note, entre bienveillance et justesse. Et nous avons vu défiler des candidats, certains, très rares mais très brillants, déroulent avec aisance et sans prétention leurs travaux d’où transparaissent la justesse de leurs analyses, une grande culture artistique et la pertinence de leurs réalisations. D’autres sont plus indolents, moins travailleurs, d’autres ont du croire que les métiers plastiques sont compatibles avec le tourisme, et enfin, très peu se sont visiblement trompés de chemin. J’ai parfois eu mal pour certains… L’exercice est véritablement difficile et je devais être au moins aussi stressé que certains candidats au début. Je vais tenter de parvenir à renouveler l’expérience. J’envisage mon activité de designer comme un équilibre délicat entre arts et techniques, entre évanescence et fonctionnalisme, entre démarches intellectuelles avant-gardistes et impératifs d’immédiateté. J’aimerais vraiment un jour pouvoir poursuivre la construction de cet équilibre par de l’enseignement, à la fois pour transmettre et être utile à la communauté des designers, mais aussi égoïstement pour construire et partager un espace d’anticipation et de théorisation du design et des arts appliqués. Mais chaque chose aura son temps. |
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02 juin 2010 par Thomas dans vie du studio laisser un commentaire |
du questionnement et soi et de la construction de son avenir
Hey ! Je me pose en permanence mille questions. Parmi les questionnements du moment figurent ceux relatifs à l’avenir de Zenhysteria et de mes activités de designers. Forcément. Lentement les choses se sont mises en place et l’édifice prend forme, se positionne et gagne en cohérence. Je sais désormais dans quelles directions je veux aller et continuer à m’exprimer. Plusieurs évolutions se profilent, entre communication publique et design numérique. Je pourrais déjà ne rien changer et rester indépendant. Le confort d’un chez-soi et la vie de designer ermite me convient tout de même assez bien. Je pourrais rejoindre une agence de communication publique, assez souvent peu à l’aise avec les nouvelles technologies pour justement m’en occuper. N’hésitez d’ailleurs pas à me contacter si vous êtes une agence… Le confort d’un frigo plein tous les mois est assez incomparable, il faut l’avouer. Je pourrais rejoindre un regroupement d’indépendants multicartes pour former un semblant d’agence en dur. La dynamique collective est évidente mais je crois que j’ai besoin de croire en ce que nous faisons. Je reste très attaché au concept de design militant et au besoin d’agir pour la transformation de la société. Je pourrais aussi tenter de passer une vitesse et après avoir dépensé tant d’énergie pour installer ce petit studio de poche, je pourrais vouloir fonder un atelier de design numérique militant prenant la cité comme champs d’exploration et le design comme véhicule de sa transformation. Je pourrais imaginer regrouper des énergies dans une petite coopérative modeste et géniale avec des compétences en designs web, sonores, interactif, produits. L’option de rentrer dans une agence de communication publique et celle de l’atelier de design sont celles que je privilégie, même si dans l’immédiat (et peut-être pour une bon moment), je ne vais rien changer et rester freelance. Les questions au centre sont celles du chien, du loup et de la quantité d’énergie que je serais encore et toujours capable de fournir pour faire sortir ces nouveaux projets de terre.
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10 mai 2010 par Thomas dans vie du studio laisser un commentaire |
work in progress
La monomanie en est peut-être la cause, mais quand je ne travaille pas, il m’arrive de lire des ouvrages sur le design. Cette fois-ci, je parcours des portraits de designers, des grandes signatures. J’essaie de comprendre leurs cheminements et leur capacité à concrétiser leurs visions. Je note, j’annote, je griffonne. Ces designers ont souvent choisi d’autres voix que les miennes mais la plupart gardent en commun le choix difficile d’avoir créer leur propre studio et d’avoir du assument un temps de gestion particulièrement long. Alors évidemment, il y a toujours les géniaux ayant signés des réalisations stupéfiantes à peine sortis de leurs formations. Je ne fais pas parti des seconds, et le temps me dira si je pourrais faire parti des premiers. Entre temps, j’observe mon travail se positionner et gagner en cohérence. Je crois qu’il est temps d’inscrire à mon planning un peu de temps pour moi, ou plutôt pour mon studio. Renaître sans devoir mourir au préalable semble un projet très excitant. |
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07 mai 2010 par Thomas dans photographie, vie du studio 3 commentaires laisser un commentaire |
Quelques photos du JaponPeu de temps d’écrire ce matin. Alors je vous propose quelques nouvelles photos de Japon en échange.
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30 avr 2010 par Thomas dans *designers interactifs*, vie du studio 3 commentaires laisser un commentaire |
retour sur le 6ème Networking Interactif LyonHey ! Pas après pas. Ma vie de designer se construit doucement, pas après pas ; un élément après l’autre, un édifice se met en place. Il en va de même pour le groupe lyonnais des *designers interactifs*. Nous nous sommes retrouvés une quinzaine hier au Café Cousu pour notre sixième Networking Interactif consacré à l’architecture de l’information. Cette discipline est le pendant numérique de l’architecte qui construit nos maisons, nos immeubles, nos rues : il se charge de définir la navigation et d’organiser les données d’un site. La rencontre a été ouverte par une présentation de Louis Beziau résumant l’objectif de la discipline comme “l’organisation des informations au sein d’un système de donnée” Amélie Boucher y voit la volonté de “faciliter l’activité cognitive de recherche d’information”. Les parallèles avec l’architecture sont nombreux. Quand l’architecte cherche à organiser des espaces en prenant en compte les déplacements physiques et en s’appuyant sur des repères spatiaux, l’architecte d’information cherche quant à lui à organiser des contenus en prenant en compte les parcours des utilisateurs et en s’appuyant sur des repères visuels. Dans sa démarche de travail, l’architecte d’information va chercher à recenser l’ensemble des contenus disponibles, pour les catégoriser en s’appuyant sur la définition des cibles de la création numérique, puis il va vouloir organiser ses contenus pour les rendre facilement accessibles à leurs destinataires. Les échanges se sont poursuivis tardivement en s’appuyant sur des exemples concrets proposés par Isabelle Aveline. On notera la proximité fonctionnelle entre l’architecte d’information et l’ergonome. Leurs domaines d’interventions sont connexes et il est plus que fréquent que ce soit les mêmes personnes qui soient en charge des deux disciplines sur les projets. Cette sixième rencontre ouvre assez naturellement sur deux autres thématiques (au moins) : la visualisation de l’information et la définition des personas. Le septième networking interactif devrait avoir lieu fin mai et sera dédié à l’un de ces sujets. Je vous en reparlerai d’ici là. la présentation de Louis Béziau
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