20
oct
2010

par Thomas

dans reborn, vie du studio

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reborn #2 : les projets

Suite des aventures de la refonte du studio. Il s’agit de mettre à plat les possibilités et les ambitions pour dégager les projets d’évolutions.

Sans forcément le chercher, je me suis retrouver à oeuvrer dans le domaine de la communication publique. Je nourris par ailleurs un certain tropisme pour la Cité ; il doit y avoir un lien de causalité. Le fait est que je m’y suis investi et spécialisé. Ces problématiques sont captivantes et je voudrais continuer à les explorer et à accéder à des dossiers plus complets.

D’un autre côté, je regrette de faire comme nombre de mes confrères. Bien que designers interactifs, nous travaillons surtout sur des projets de communications numériques et trop rarement sur des réelles problématiques de design. La communication ne manque pas d’intérêt et de noblesse mais puisqu’il s’agit de redéfinir mon activité, je voudrais accéder à plus de projets de design.

Au final, il me faudra bien composer avec mon impatience, mes ambitions, mes aspirations, mes capacités et les projets auxquels j’accède. Il est résulte tout de même la nécessité de faire grossir ma structure pour accompagner et/ou anticiper les évolutions de mes activités.

Je distingue donc deux chemins possibles. Pour faire court, soit je rejoins une structure plus importante de communication publique, soit j’en fonde une. La première solution aurait l’avantage du confort matériel avec l’inconvénient d’une activité très déportée sur la communication au détriment du design. La seconde permettrait un mix d’activités absolument enthousiasmant mais décuplerait les difficultés de gestion et de financement des structures économiques. C’est à nouveau la vieille histoire du chien et du loup.

Pour l’instant je ne sais quelle piste privilégiée. Je vais certainement tenter les deux et m’en remettre au destin. En Inde, on dit que c’est le plus souvent शिव (Shiva) qui décide. On verra bien ce qu’il pourra faire par ici. Je vais donc porter la piste de la refondation de Zenhysteria en une structure plus importante. Pendant ce chantier, aussi passionnant qu’incertain, je vais laisser trainer plus ou moins activement mes oreilles pour porter une attention plus soutenue que précédemment aux diverses opportunités.

Je crois que le fait de poser la réflexion par écrit peut être une force. Je ne suis toujours pas certain de croire en les forces des esprits mais certainement en celles de l’esprit et des mots. Le court-métrage réalisé par Daniel Mercadante et Will Hoffman du studio Everynone donne une illustration de la perception des mots, et des différents chemins qu’ils parviennent à créer.


http://vimeo.com/13768695

13
oct
2010

par Thomas

dans reborn, vie du studio

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reborn #1 : pourquoi refondre ?

Hey !

Me voilà donc sur le chemin de la refonte du studio et de mon activité de designer. Ne sachant pas encore complètement dans quelle direction aller, le blog me servira de carnet de bord.

Pour commencer, la première question à se poser est celle de l’opportunité. Est-ce bien la peine de se donner tant de mal ?

Même en partant du principe que les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés, il est surement temps de remettre de l’ordre dans l’identité du studio. Elle a subit un ensemble de petites retouches au fil du temps sans pour autant parvenir à un résultat abouti et à la hauteur de l’exigence que j’ai pu développer dans le même temps.

C’est peut-être aussi une affaire de temps, ou de tempo. J’ai fondé ce petit studio il y a presque 5 ans en partant de vraiment pas grand chose. Il a fallu tout créer, tout apprendre, tout faire et tout refaire. Il y a donc eu un temps de la création et je pense approcher d’un autre temps, celui de la croissance et de la pérennisation. Cette phase de réflexion sur le positionnement et l’identité du studio doit être un marqueur de ce passage de relai d’une époque à l’autre.

Mais avant de réussir ce passage, il est vraiment nécessaire de savoir précisément dans quelle(s) direction(s) aller. C’est donc par là que tout doit commencer. Il me faut donc trouver un équilibre entre mes ambitions, ce que je peux avoir de talents et mon inhérente et relative médiocrité.

Il y a certainement une voie possible avec tout cela. De peu, je reste persuader que l’on peut faire beaucoup. Eric Power est un réalisation et un animateur texan. Il a réalisé ce petit film d’animation synthétisant une épopée de Star Wars en quelques minutes et en papier. En s’appuyant sur une musique de Jeremy Messersmith, il parvient à cette objectif de minimalisme maximal, et avec du style et de la poésie.

youtube.com/watch?v=M_3xbcJBUxY

08
oct
2010

par Thomas

dans vidéos, vie du studio

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repartir : une si longue attente

Trois mois. Je crois qu’il a fallu trois mois pour repartir.

J’avais laissé ce blog il y a tant de semaines pour cause d’hyperactivité du studio et de trêve estivale. L’été s’en est allé et l’automne étend ses haillons nacrés sur des jours plus courts.

La grande activité du studio ne s’en est pas allé et je vais devoir me faire à l’idée de vivre avec elle. Alors je vais poursuivre mon exploration phosphorescente du design et de la création avec elle. Je reprend donc ce blog en plus de tout le reste. Peut-être sera-t-il plus introspectif dans les premiers temps. Cela fait plus de dix huit mois que je veux entreprendre la refonte de l’identité et du positionnement de Zenhysteria. Le blog se muera peut-être un temps en un carnet de bord de ce chantier.

Et donc, s’il fallait illustrer ce long réveil en automne, je n’aurais rien trouvé de mieux que cette vidéo de Bart van der Gaag filmant avec douceur les brumes matinales d’un lac suédois.


vimeo.com/15486292

10
juin
2010

par Thomas

dans enseignement, vie du studio

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du délicat exercice de l’enseignement des arts appliqués

Suite à une proposition tardive d’un confrère et enseignant, je me suis rendu avec Gilles, co-pilote des *designers interactifs* sur lyon dans un lycée d’Isère pour être membres d’un jury de BTS en communication visuelle. Dingue.

Si je prenais un arbre généalogique, je ne serais pas étonné outre mesure tant il pourrait ressembler à un meeting du SNES (sans carte, ou presque … personne n’est parfait). Nous voilà donc de retour dans un lycée en tout point conforme à celui que j’ai laissé au siècle dernier. Et voici une succession de bâtiments plus fatigués par l’absence de ressources que par des élèves trublions avec une salle déguisée en salle de profs, une secrétaire cherchant à faire des litres de café avec une cafetière à bout de nerf, des jurés ayant traversés la France pour se tordre le cerveau pour fixer une note, entre bienveillance et justesse.

Et nous avons vu défiler des candidats, certains, très rares mais très brillants, déroulent avec aisance et sans prétention leurs travaux d’où transparaissent la justesse de leurs analyses, une grande culture artistique et la pertinence de leurs réalisations. D’autres sont plus indolents, moins travailleurs, d’autres ont du croire que les métiers plastiques sont compatibles avec le tourisme, et enfin, très peu se sont visiblement trompés de chemin. J’ai parfois eu mal pour certains…

L’exercice est véritablement difficile et je devais être au moins aussi stressé que certains candidats au début. Je vais tenter de parvenir à renouveler l’expérience. J’envisage mon activité de designer comme un équilibre délicat entre arts et techniques, entre évanescence et fonctionnalisme, entre démarches intellectuelles avant-gardistes et impératifs d’immédiateté. J’aimerais vraiment un jour pouvoir poursuivre la construction de cet équilibre par de l’enseignement, à la fois pour transmettre et être utile à la communauté des designers, mais aussi égoïstement pour construire et partager un espace d’anticipation et de théorisation du design et des arts appliqués.

Mais chaque chose aura son temps.

02
juin
2010

par Thomas

dans vie du studio

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du questionnement et soi et de la construction de son avenir

Hey !

Je me pose en permanence mille questions. Parmi les questionnements du moment figurent ceux relatifs à l’avenir de Zenhysteria et de mes activités de designers. Forcément. Lentement les choses se sont mises en place et l’édifice prend forme, se positionne et gagne en cohérence. Je sais désormais dans quelles directions je veux aller et continuer à m’exprimer. Plusieurs évolutions se profilent, entre communication publique et design numérique.

Je pourrais déjà ne rien changer et rester indépendant. Le confort d’un chez-soi et la vie de designer ermite me convient tout de même assez bien.

Je pourrais rejoindre une agence de communication publique, assez souvent peu à l’aise avec les nouvelles technologies pour justement m’en occuper. N’hésitez d’ailleurs pas à me contacter si vous êtes une agence… Le confort d’un frigo plein tous les mois est assez incomparable, il faut l’avouer.

Je pourrais rejoindre un regroupement d’indépendants multicartes pour former un semblant d’agence en dur. La dynamique collective est évidente mais je crois que j’ai besoin de croire en ce que nous faisons. Je reste très attaché au concept de design militant et au besoin d’agir pour la transformation de la société.

Je pourrais aussi tenter de passer une vitesse et après avoir dépensé tant d’énergie pour installer ce petit studio de poche, je pourrais vouloir fonder un atelier de design numérique militant prenant la cité comme champs d’exploration et le design comme véhicule de sa transformation. Je pourrais imaginer regrouper des énergies dans une petite coopérative modeste et géniale avec des compétences en designs web, sonores, interactif, produits.

L’option de rentrer dans une agence de communication publique et celle de l’atelier de design sont celles que je privilégie, même si dans l’immédiat (et peut-être pour une bon moment), je ne vais rien changer et rester freelance.

Les questions au centre sont celles du chien, du loup et de la quantité d’énergie que je serais encore et toujours capable de fournir pour faire sortir ces nouveaux projets de terre.